Contraception d'urgence

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CONTEXTE 

La personne se présente à l’officine pour obtenir un contraceptif d’urgence, appelé aussi «pilule du lendemain», présenté comme une méthode occasionnelle qui ne doit en aucun cas se substituer à une contraception régulière. 

RÉPONSES À APPORTER 

Aucune motivation autre que l’intérêt de la santé de la patiente, ne peut justifier un refus de délivrance. 

D'après l’article D. 5134-1 du CSP : «la délivrance aux mineures des médicaments indiqués dans la contraception d’urgence et non soumis à prescription médicale obligatoire […] est effectuée dans les conditions de confidentialité permettant la tenue d’une conversation à l’abri des tiers […]. 

[…] La délivrance par le pharmacien est précédée d’un entretien tendant à s’assurer que la situation de la personne mineure correspond aux critères d’urgence et aux conditions d’utilisation de cette contraception. L’entretien permet également au pharmacien de fournir à la mineure une information sur l’accès à une contraception régulière, sur la prévention des maladies sexuellement transmissibles et sur l’intérêt d’un suivi médical. 

Cette information est complétée par la remise de la documentation dont dispose le pharmacien sur ces sujets. Le pharmacien communique également à la mineure les coordonnées du centre de planification ou d’éducation familiale le plus proche.» 

Le pharmacien apprécie la nécessité d’appliquer tout ou partie de ces consignes pour les personnes majeures. 

MESURES SPÉCIFIQUES 

Il est nécessaire d’assurer un approvisionnement régulier et suffisant des documents à fournir (www.cespharm.fr, associations…). Les contacts proposés doivent être actualisés régulièrement. 

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