La santé de vos cheveux est bien sûr liée à votre alimentation. Un régime déséquilibré peut entraîner des carences responsables de la chute des cheveux. Il est donc important de comprendre comment notre alimentation influence la chevelure pour prévenir et traiter efficacement les chutes de cheveux.
Tout savoir sur la chute de cheveux chez la femme : causes et facteurs aggravants
La chute de cheveux chez la femme est un phénomène fréquent qui peut toutefois être source d’angoisse.
Il convient donc tout d’abord de distinguer deux types de chutes : la chute physiologique, c’est-à-dire une perte « normale » de 50 à 100 cheveux par jour, et les pertes plus importantes qui peuvent être révélatrices d’un problème. Une multitude de causes peuvent expliquer une chute excessive : le stress, les variations hormonales (grossesse, ménopause, contraception), certaines maladies auto-immunes ou encore la prise de médicaments.
Le mode de vie n’est pas en reste. Le manque de sommeil, le tabac, l’exposition à la pollution en excès ou encore l’utilisation répétée de traitements capillaires agressifs (colorations, lissages chimiques…) sont autant d’éléments qui viennent affaiblir la fibre capillaire et le cuir chevelu. Pour certaines femmes, la génétique peut cependant intervenir aussi dans ce phénomène ; si l’alopécie androgénétique est moins fréquente que chez l’homme, elle est pourtant bien réelle.
Enfin, il ne faut pas minimiser l’alimentation ; facteur souvent négligé mais pouvant pourtant dégrader ou au contraire améliorer la santé des cheveux. Une carence ou un déséquilibre nutritionnel peut altérer la croissance du cheveu, le rendant plus fin et plus cassant tout en provoquant une chute diffuse ou localisée.
Quelle est l’influence des nutriments sur la santé des cheveux ?
Environ 95% du cheveu est constitué de kératine, une protéine dont la synthèse dépend de l’apport en certains nutriments.
Les protéines alimentaires fournissent les acides aminés nécessaires à la formation de kératine : une alimentation insuffisante en protéines peut donc ralentir la pousse et altérer la qualité du cheveu.
Les vitamines sont également impliquées dans la croissance du cheveu. A ce titre, la biotine (vitamine B8), les vitamines B6 et B12 et la vitamine D sont particulièrement importantes : la biotine intervient dans la synthèse de kératine, les autres vitamines B favorisent la microcirculation au niveau du cuir chevelu, un processus indispensable à l’acheminement des nutriments vers les follicules pileux.
Enfin, la vitamine D a un effet direct sur la croissance du cheveu et un manque de cette vitamine favorise leur chute.
Par ailleurs, certains minéraux comme le fer, le zinc, le magnésium ou le sélénium sont indispensables au bon déroulement du cycle pilaire. Le fer intervient dans l’oxygénation des cellules du follicule, le zinc favorise la synthèse des protéines capillaires et le sélénium protège le follicule du stress oxydatif qui accélère le vieillissement du cheveu.
Enfin, les acides gras essentiels ne doivent pas être négligés. En particulier, les oméga-3 participent à l’hydratation et à la souplesse du cuir chevelu et du cheveux, favorisent leur éclat et réduisent l’inflammation locale qui peut parfois aggraver certaines chutes de cheveux.
Les carences nutritionnelles les plus fréquentes et leur influence sur la chute de cheveux
Parmi les carences les plus fréquentes que l’on peut rencontrer chez la femme (en cas de règles abondantes, de grossesse ou de régime amincissant), on trouve la carence en fer. Celle-ci se manifeste le plus souvent par une chute de cheveux diffuse et prolongée, parfois associée à un état de fatigue et à une pâleur cutanée.
Un apport insuffisant en fer réduit l’oxygénation des follicules pileux et rend la croissance du cheveu beaucoup plus fragile.
Le manque de zinc est également fréquent, notamment chez les personnes consommant peu de produits d’origine animale dans leur alimentation ou chez celles qui souffrent de troubles digestifs. En cas de déficit en zinc, la synthèse de la kératine est perturbée et celle-ci peut se traduire par des cheveux ternes, cassants et une chute excessive. Les carences en vitamines du groupe B sont plus rares, mais peuvent être rencontrées lors de cures prolongées d’antibiotiques ou d’autres traitements médicaux, ainsi que chez les personnes présentant des troubles intestinaux (maladie cœliaque par exemple). Ces carences sont principalement dues au manque d’apport en biotine.
Attention particulière à la vitamine D qui mérite toutefois toute votre attention si vous vivez davantage en hiver, ou si vous ne vous exposez pas suffisamment au soleil. Un faible taux sanguin peut ralentir considérablement la pousse des cheveux, et dans certains cas entraîner l’apparition de pellicules voire d’irritations du cuir chevelu.
Enfin, certains régimes alimentaires trop pauvres en acides gras essentiels ou en protéines – comme certains régimes végétaliens mal équilibrés – peuvent contribuer à affaiblir progressivement votre chevelure.
Nos conseils nutritionnels et bonnes pratiques pour prévenir la chute de cheveux
Pour favoriser la bonne santé de votre cuir chevelu et renforcer la fibre capillaire, il est essentiel d’adopter une certaine hygiène alimentaire ainsi que des soins adaptés.
Voici les principaux conseils à suivre pour stimuler la croissance et la résistance de vos cheveux :
- Les protéines complètes : elles sont indispensables à la fabrication de la kératine, protéine constitutive des cheveux. On les trouve dans les œufs, viandes maigres, poissons, légumineuses et produits laitiers.
- Les minéraux essentiels : fer (viande rouge, lentilles, épinards), zinc (huîtres, graines de courge), sélénium (noix du Brésil, poissons). Ils interviennent dans la régulation du cycle capillaire et contribuent à la réparation cellulaire.
- Les acides gras oméga-3 : présents dans les poissons gras, les graines de lin ou de chia et les noix. Ils permettent d’hydrater le cuir chevelu et d’atténuer l’inflammation.
- Les vitamines : vitamine D (exposition solaire modérée ou supplémentation), vitamines A, C et E qui protègent les cellules du stress oxydatif et favorisent la synthèse du collagène.
- L’hydratation : buvez suffisamment tout au long de la journée pour maintenir l’élasticité et la brillance de vos cheveux.
- Eviter les substances nocives : limiter l’alcool, le tabac, les aliments ultra-transformés ainsi que l’excès de sucres qui perturbent la microcirculation du cuir chevelu et affaiblissent les follicules.
- Avoir une bonne routine capillaire : utiliser des shampoings doux sans sulfates ou paraben, éviter l’eau trop chaude lors du lavage des cheveux, limiter les traitements chimiques (décoloration…) abîmants pour le cheveu…Optez également pour des massages réguliers du cuir chevelu afin de stimuler la circulation sanguine.
- Avoir un mode de vie équilibré : pratiquer une activité sportive régulière qui favorise l’oxygénation des tissus, gérer le stress avec des techniques simples comme le yoga ou l’aromathérapie et dormir suffisamment pour permettre au corps un renouvellement cellulaire optimal.
Tous ces conseils nutritionnels et bonnes pratiques vous permettront d’offrir à vos cheveux un environnement propice à leur développement sain. En cas de doute ou si vous souhaitez bénéficier d’un accompagnement personnalisé adapté à votre situation n’hésitez pas à consulter un professionnel de santé ou un diététicien.n



